samedi 5 décembre 2009

La France des modérés


Les contributions font l’objet d’une modération

En déposant des réactions sur les différents articles ou commentaires des autres internautes, chacun apporte sa pierre au débat sur l’Identité Nationale. Pour que ce dialogue se déroule convenablement, le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire procède à une modération.
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vendredi 27 novembre 2009

465 Chronique grammaticale détournée



Cette chronique sera brève. Il faut qu’elle soit utile.





Je commencerai donc par signaler au ténébreux ministre de l’immigration et d’autres curiosités qu’il est contraire à la décence, au sens commun, aux bonnes manières, à la syntaxe, à l’amitié qu’on a de toujours pour la grammaire, à la rapidité du style, à la clarté, au confort vocal et, d’une façon plus générale, à tout ce qui fait plaisir d’être homme, d’employer le subjonctif à la suite d’après que. On ne dit pas : « j’ai expulsé des Afghans après que j’eusse constaté l’irrégularité de leur situation sur le territoire national », mais « après que j’eus » ; mieux encore : « quand j’eus » ; mieux encore : « après avoir constaté l’irrégularité » ; et mieux encore : « après le constat de » ; et si l’on veut être parfait : « en situation irrégulière », tout simplement. C’est bien meilleur. Il faut en profiter tout de suite, je préviens que je ne le répéterai pas. D’abord, c’est fatigant, ensuite tout le monde s’en moque, et enfin il existe une loi qui veut que chaque fois qu’on blâme une faute on en fasse une soi-même dans le texte de son sermon. Il faut donc éviter de corriger les fautes si l’on veut s’abstenir d’en faire. Le meilleur français est d’ailleurs parlé par des gens qui ne s’en occupent pas. Et qui s’en moquent. Sarkozy lui-même ... Je réécoute ses interventions plusieurs fois, c’est le plus grand amoureux de la langue de Voltaire et du franc-parler. Et qu’y trouvé-je ? « Tout ... que » avec le subjonctif ! « Tout ... que » demande l’indicatif ! On dit : « le peuple français tout accueillant qu’il est » et non « tout accueillant qu’il soit ». On dit : « si accueillant qu’il soit », on dit : « pour accueillant qu’il soit », mais il faut dire : « tout accueillant qu’il est ». Voilà pourtant où nous en sommes : Sarkozy lui-même ... Ce sont des choses qui découragent.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand

mercredi 16 septembre 2009

Bougnoul’s band


C'est le grand décombre !... Brice est à bout. Tabou. Ta boue. Dans la gadoue, le Brice, jusqu’au slip. La boue du fleuve tout éclabousse !... brasse, gadouille la cohue qui hurle étouffe déborde au parapet !... Ça va très mal... Trempé aux roupettes le Brice. L’élégant n’en a pas pris. Direct et crochet du droit. Extrême droit. Brice a voulu s’en payer une tranche. Et cochon qui s’en dédit. Brice a ouvert les vannes. Rien d’autre. Une vanne rien qu’une. Et voilà tout. Victime d’un subterfuge, d’un ventriloque malveillant il est le Brice. Juré. Une voix indigène mal embouchée de l’intérieur a jailli. Du grand art tohu bohu buesque. Innocent comme jamais. Blond comme le blé et roulé dans la farine. Juré. Un fin le Brice d’ordinaire, le contraire d’un malappris. Les témoignages fusent. Toute la troupe à la rescousse. Opération couscous. Boulettes. Roselyne en tomberait à la renverse. « Brice ! Un fin le Brice. Le Fin. Le fin des fins. Extra-fin. » Cueilli et mis en boite à son insu. Un plaisant distingué assuré du podium ! Auteur compositeur mal interprète. Promis. L’ami des miséreux. Ministre des cultes ! Bande d'incroyants. Indélicats !

Olé


Nous vivons une époque formidable. Ma complémentaire santé est géniale et ne connaît pas la crise. En cumulant les smiles santé, j’ai pu au bout de 5 ans remplacer sans frais le silicone de ma prothèse mammaire. Avec la prise en charge à 100 %, je ne me suis pas gêné pour passer à la taille supérieure. Remboursez remboursez ! Tu rigoles. Rembourrez rembourrez oui. Admire le travail.

mardi 1 septembre 2009

Inglorious Lambs


Eric is back. Eric le rouge fait sa rentrée fracassante après un été torride passé à Ibiza où il ne s’est pas fait que des ennemis, et frappe là où ça fait mal. Fini les vacances. Fini le faste. Voici le temps du slim-fast. Fallait en profiter. Eric n’est pas seulement un ministre du budget près de ses sous et des nôtres; il est aussi hyper effervescent, hyper productif, hyper inventif. Sa dernière trouvaille : la lipofiscalité transalpine, la fiscalité participative et rédemptrice. Alléluia. Euréka. Faut pas pousser. C’est son slogan, son invention. Et comment n’y avait-on pas pensé plus tôt? Les évangiles hyperboliques selon Eric le génie des alpages. Si les 3000 brebis galeuses égarées en Suisse retrouvent le chemin de Bercy et passent à table, Eric le Berger Magnanime passera l’éponge façon Agnus Dei. A peine une petite remontrance. C'est le forfait fiscal, histoire de remonter la pente. Dans le cas contraire, Eric l’Hannibal mettra les bouchées doubles et promet méchoui, gigot ficelle et carpaccio d’agneau façon dantesque. Ca va saigner. Façon mouton Rothschild. Moi, ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’ils ne sont que 3000 à pouvoir mettre de l’argent de coté.

mercredi 19 août 2009

Louis pour une autre fois


Après la grande messe à la basilique, descendons en procession vers Villa Léandre et Caulaincourt par la rue Norvins. Arrivés à la hauteur du carrefour Girardon Junot, recueillons-nous avec gravité. Nous sommes barycentrés. Il y en a de tous les cotés. Au 2 avenue Junot, c’est l’atelier de Gen Paul. Sur la place, c’est au 2 (anciennement 26 rue Norvins) que créchait Marcel. Gen Paul et Marcel ont droit chacun à leur plaque made in ville de Paris qui rappelle leur bon souvenir. Mais rien n’indique la maison qu’habitait Louis Ferdinand au 4 rue Girardon. Bagatelles me direz-vous. Mais tout de même. Louis Ferdinand victime collatérale, non, victime équilatérale, ou isocèle, que sais-je encore. Le triangle montmartrois n’est plus formé. Louis Ferdinand ne vaut pas le détour. Ainsi en décide Ville de Paris qui arrondit les angles au point de tout aplatir. Mais comme le disait Louis que je cite de mémoire, faillible parfois : « Beaucoup de vaseline, encore plus de patience, Eléphant triancugule fourmi. » Ah s’il avait écrit : « Et gratte, gratte sur ta mandoline mon petit Bambino » ... sûr qu’il aurait droit à sa statue ...

mardi 11 août 2009

Zanini, au nom du père du fils et du saint esprit


Marcel et son orchestre, tu veux ou tu veux pas ? a l'air de me lancer l’affiche au saut du train. Un peu que je veux. Qui peut résister à Marcel ? Je viens d’arriver, ce 21 juillet, et Marcel est programmé ce soir au petit journal Saint-Michel. Un peu que je veux. Marcel et sa clarinette m’attendaient pour jouer ce soir. Divine surprise. Et bien jouez hautbois et résonnez musette. Car le divin enfant est déjà né, il y a 50 ans. Alain Zanini, de A à Z, 800 et quelques pages de pope art ménagé menées tambour battant à Patmos et que je m’amuse à tourner ces temps-ci. Alain le fils. Gratte-corde incestueux à ses heures dans l’orchestre de papa. Mais aussi Marc Edouard le Saint-Esprit, kamikaze, gratte-papier par ailleurs, gratte-ciel dans l’âge du Christ, gratte-Houellebecq revanchard dans son vingt-septième livre. Un régal ! Au poil. A gratter. Qui m’a presque donné envie de lire Houellebecq, comme en réparation. Mais à quoi bon. Je préfère me taper Lucette. Un peu que je veux.