mardi 1 septembre 2009

Inglorious Lambs


Eric is back. Eric le rouge fait sa rentrée fracassante après un été torride passé à Ibiza où il ne s’est pas fait que des ennemis, et frappe là où ça fait mal. Fini les vacances. Fini le faste. Voici le temps du slim-fast. Fallait en profiter. Eric n’est pas seulement un ministre du budget près de ses sous et des nôtres; il est aussi hyper effervescent, hyper productif, hyper inventif. Sa dernière trouvaille : la lipofiscalité transalpine, la fiscalité participative et rédemptrice. Alléluia. Euréka. Faut pas pousser. C’est son slogan, son invention. Et comment n’y avait-on pas pensé plus tôt? Les évangiles hyperboliques selon Eric le génie des alpages. Si les 3000 brebis galeuses égarées en Suisse retrouvent le chemin de Bercy et passent à table, Eric le Berger Magnanime passera l’éponge façon Agnus Dei. A peine une petite remontrance. C'est le forfait fiscal, histoire de remonter la pente. Dans le cas contraire, Eric l’Hannibal mettra les bouchées doubles et promet méchoui, gigot ficelle et carpaccio d’agneau façon dantesque. Ca va saigner. Façon mouton Rothschild. Moi, ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’ils ne sont que 3000 à pouvoir mettre de l’argent de coté.

mercredi 19 août 2009

Louis pour une autre fois


Après la grande messe à la basilique, descendons en procession vers Villa Léandre et Caulaincourt par la rue Norvins. Arrivés à la hauteur du carrefour Girardon Junot, recueillons-nous avec gravité. Nous sommes barycentrés. Il y en a de tous les cotés. Au 2 avenue Junot, c’est l’atelier de Gen Paul. Sur la place, c’est au 2 (anciennement 26 rue Norvins) que créchait Marcel. Gen Paul et Marcel ont droit chacun à leur plaque made in ville de Paris qui rappelle leur bon souvenir. Mais rien n’indique la maison qu’habitait Louis Ferdinand au 4 rue Girardon. Bagatelles me direz-vous. Mais tout de même. Louis Ferdinand victime collatérale, non, victime équilatérale, ou isocèle, que sais-je encore. Le triangle montmartrois n’est plus formé. Louis Ferdinand ne vaut pas le détour. Ainsi en décide Ville de Paris qui arrondit les angles au point de tout aplatir. Mais comme le disait Louis que je cite de mémoire, faillible parfois : « Beaucoup de vaseline, encore plus de patience, Eléphant triancugule fourmi. » Ah s’il avait écrit : « Et gratte, gratte sur ta mandoline mon petit Bambino » ... sûr qu’il aurait droit à sa statue ...

mardi 11 août 2009

Zanini, au nom du père du fils et du saint esprit


Marcel et son orchestre, tu veux ou tu veux pas ? a l'air de me lancer l’affiche au saut du train. Un peu que je veux. Qui peut résister à Marcel ? Je viens d’arriver, ce 21 juillet, et Marcel est programmé ce soir au petit journal Saint-Michel. Un peu que je veux. Marcel et sa clarinette m’attendaient pour jouer ce soir. Divine surprise. Et bien jouez hautbois et résonnez musette. Car le divin enfant est déjà né, il y a 50 ans. Alain Zanini, de A à Z, 800 et quelques pages de pope art ménagé menées tambour battant à Patmos et que je m’amuse à tourner ces temps-ci. Alain le fils. Gratte-corde incestueux à ses heures dans l’orchestre de papa. Mais aussi Marc Edouard le Saint-Esprit, kamikaze, gratte-papier par ailleurs, gratte-ciel dans l’âge du Christ, gratte-Houellebecq revanchard dans son vingt-septième livre. Un régal ! Au poil. A gratter. Qui m’a presque donné envie de lire Houellebecq, comme en réparation. Mais à quoi bon. Je préfère me taper Lucette. Un peu que je veux.

mercredi 29 juillet 2009

Du Pascal tout craché


La semaine dernière, en plein Paris, en pleine place des Vosges, en plein pèlerinage forcé à la Hugo, en pleine sortie littéraire, sous les arcades, sur qui tombe-je nez à nez ? Je vous le demande. Allez vite car la réponse ne va pas tarder. Allons. C’est évident pourtant. Vous ne voyez pas ? Pascal Bruckner, oui ! Bravo, moi, cela fait une semaine que je cherche le nom de ce bel inconnu, la soixantaine bien bien bien, qui a fait mine de ne pas me reconnaître. Je n’ai pas cru un seul instant à son petit manège, comprenant illico que son désintérêt trop bien simulé cachait une gêne et une émotion certaines. J’improvisais moi aussi l’indifférence la plus naturelle. A peine un regard échangé que déjà nous nous trouvions hors de portée l’un de l’autre. Pascal Bruckner ! Misérable, qui manque me saluer avec le plus grand toupet ! Alors que mes visites à la capitale sont d’une extrême rareté. Ecrivain et essayiste nous renseigne wikipédia. Ecrivain, je savais déjà pour l’avoir lu ; peu, mais quand même. Mais à quoi d’autre s’est-il encore essayé ? Certainement pas à la moindre des corrections. Mais je ne le condamne pas en première instance, et me poste à l’endroit exact de notre rencontre manquée pour lui laisser le temps de faire le tour carré de la place et repasser pour se jeter dans mes bras que je tenais déjà grands ouverts. Un quart d’heure plus tard, les bras m’en tombaient. Pascal m’avait crucifié et cloué le bec au passage. Pascal n’était pas repassé. Pascal ne reviendrait pas. Pascal est sans scrupule. C’est, dit-on, le secret de la réussite. Et bien Pascal, je ne te lirai plus.

samedi 25 juillet 2009

Rose pieuvre (pour Keziah)


Message urgent pour Keziah : je t’aime.

En échange de tes belles photos, Keziah, en voici une, très très rare, représentant Edouard, le calamar géant rose. La légende raconte qu’Eric Tabarly flanqua une sacrée raclée à Edouard au cours d’un combat qui resta dans toutes les mémoires de marins bretons. Tu peux demander à grand-père, il ne te dira pas le contraire. Quand on veut jouer au dur, on ne porte pas du rose. Le rose c’est bon pour les crevettes.

mercredi 15 juillet 2009

Dura rex sed lex


Pas d’erreur. On a compté et recompté. 86 % de réussite au baccalauréat. Le baccalauréat est devenu une valeur refuge. Ces dangereux rebelles lourdement armés qui nous préparaient l’intifada et que l’on s’apprête à passer au détecteur à la rentrée n’étaient que des petits fayots, des petits péteux à mèches trop courtes, bien dociles et bien incapables de la moindre désobéissance. Les chahuteurs n’étaient que de piètres bachoteurs et n’avaient pas les moyens du désordre. Tous des premiers de la classe. Désespérant. Emeutiers des bacs à sable. Navrante réussite! Où sont passés les cancres d’autant? Ils n’y en a plus. Ce sont eux les vrais exclus, traqués, désintégrés, poursuivis par l’obligation de résultats, en voie de disparition dans la fabrique des diplômés. Le cancre laissé pour compte est mis en échec et n’a le droit de citer qu’à 14 %. Faute de plein emploi, voici le plein diplôme. Overdose de diplômes. La posologie n’est pas fournie, mais le ministre tout neuf tout beau pas encore fripé l’est. Promotion cosmétique Luc Chatel. Décoiffant. Jusqu’à preuve du contraire, Luc est le meilleur ministre de l’éducation de l’histoire de France, plébiscité à 86 %. Il le vaut bien.

lundi 13 juillet 2009

Le blues du ver solitaire














Dans le trou du cul de Matignon
S’acclimate un passager clandestin
Qui de profundis de son intestin
Surveille l’occase de filer mignon

Régime de faveur de son troufignon
Petite sonate de pets en doux festin
François à tue-tête ravale son destin
Admirons la digestion du fier Fillon